Livres illustrés

Fils de poète, attiré par la poésie depuis sa jeunesse, Roger Dérieux s’est passionné pour le livre d’artiste et en a réalisé plus de trente avec des poètes amis et admirés.
Livres souvent de petit format en éditions à tirage limité, parfois exemplaires uniques, accompagnant de dessins, gouaches, lithographies ou collages, des oeuvres de Baudelaire, Georg Trakl, Pierre Jean Jouve, Henry Dérieux, Toursky, André Frénaud, Francis Ponge, Jean Vuaillat, Jean-Pierre Siméon, Max de Carvalho, Jean-Pierre Geay, Louis Pize.


Une exposition importante des livres de Roger Dérieux a été présentée à la Médiathèque de Privas, en 1997, sous le titre “Un peintre et ses poètes, les livres de Roger Dérieux”, avec un texte de présentation, dont nous extrayons ce passage :
…Des livres de peintre, donc, amoureux des mots, nostalgique des lieux où sa propre histoire est inscrite, Salzbourg, Paris, Cannes de sa jeunesse, l’Ardèche maternelle. Le bibliophile découvre alors tout un univers, souvent en miniature, chatoyant, porte subreptice ouverte sur des jardins secrets.
Aucune grandiloquence, rien d’ostensible dans ces pages, mais le bonheur y chante “mezza voce” déposant un écho de Mozart sur les toits baroques, dans le souvenir d’un bien étrange voyage à Salzbourg. Le visage de la femme aimée et disparue scintille dans “Le Le livre de Reine”, ainsi que les silhouettes félines qui ont accompagné Roger Dérieux de leur amitié “presque humaine”. Au père, disparu tôt et toujours admiré, “Trois poèmes d’amour” rendent hommage. Le livre le plus grave sera réalisé autour du texte de Francis Ponge, ce, malgré les lithographies luxuriantes, car il y est parlé de la vie et aussi de la mort, inéluctable prix de la vie elle-même...
De cette librairie en format mineur, le dernier éclos témoigne de l’accord partagé avec le jeune poète brésilien d’expression française, Max de Carvalho, pour “Anamnêsis”, chant profond comme la mémoire est profonde, traversé d’images familières et stupéfiantes où le coeur tremble parce qu’il se reconnaît et se délivre. De ces œuvres aujourd’hui dévoilées, surgit la vie du peintre : ses lieux, ses visages et ses paysages, ses certitudes et, très loin, ses inquiétudes, diluées de gris et de bleu . Cependant, que ces confidences ont fixé la chair furtive de nos jours, la fuyante vie, captive désormais, repose sur les pages ouvertes.

Anne Aubry Paris et Privas, 1997
Préface à l’exposition des livres de Roger Dérieux à la Médiathèque de Privas.


Citons notamment :

André Frénaud, Paris, 1957,
2 exemplaires.

André Frénaud, Les Ténèbres, 1959,
exemplaire unique.

Henry Dérieux, Trois poèmes d’amour, 1967,
exemplaire unique.

Roger Dérieux, Reconnaissance à Salzbourg, 1975,
150 exemplaires - Librairie Gérard Oberlé.

  

 

Francis Ponge, Abrégé de l’aventure organique
suivi du développement d’un détail de celle-ci. 1976,
75 exemplaires.

  

 

Charles Baudelaire, L’Horloge, 1980,
45 exemplaires.

Georg Trakl, Automne transfiguré, 1984,
33 exemplaires.

  

 

Roger Dérieux, Carnet du Vivarais, 1986,
50 exemplaires.

  

 

Jean Vuaillat, Bestiaire alphabétique, 1986,
170 exemplaires.

 

Toursky, Bourg-la-Reine ou les héros obscurs, 1997,
3 exemplaires

  

 

Max de Carvalho, Anamnêsis, 1997, 7 exemplaires.

  

 

Jean-Pierre Siméon, Le bois de hêtres, 1998,
850 exemplaires (dont 15 de tête) - Cheyne Éditeur

 

Jean-Pierre Geay, Partout présents, 2000,
42 exemplaires - Atelier du Mot.

Louis Pize, Fenaisons, 2004,
100 exemplaires - Galerie des Sept Collines. J. P. Huguet, Éditeur.

Jean-Pierre Geay, dans Archives Ephémères :
Nos infinis commencements,
25 exemplaires avec un collage original de Roger Dérieux.
J. P. Huguet, Éditeur.

Jean-Claude Dubois , Leurs adorables,
Chopin, Bach, Schubert.
15 exemplaires sur vergé de Rives,
accompagnés d'un collage de Roger Dérieux et d'un poème manuscrit.
Collection Verte. Cheyne Éditeur.